Pourquoi la cryptomonnaie Facebook va marcher

Pourquoi la cryptomonnaie Facebook va marcher

Facebook a décidé de lancer sa cryptomonnaie en 2020. Et elle a plus de chance de marcher que le Bitcoin. Je vous explique pourquoi.

Quand j’ai appris cette nouvelle j’ai été incrédule pendant quelques secondes. Puis je me suis dit quelque chose du genre :

C’est la fin des haricots pour les monnaies nationales.

La pieuvre selon Facebook

Lorsque je me suis inscrit sur le réseaux social début 2007, je n’imaginais pas un jour qu’il aurait autant de succès, et qu’il se déclinerait universellement telle une pieuvre. Facebook, Instagram, Messenger, Whatsapp…

Et surtout, c’est une marketplace, une usine à engranger du cash grâce à la publicité pratiquement obligatoire désormais pour émerger.

Enfin, c’est surtout au niveau de la sécurité des données et la vie privée qu’on est en droit de s’interroger.

Franchement, on ne maîtrise pratiquement plus rien, tant personnellement (Facebook) que professionnellement (Facebook @ work). Sauf à s’appeler Mark.

Facebook aspirateur à données

Ce qu’il est intéressant de constater, et notamment à travers la plateforme business, c’est la puissance phénoménale de l’outil. L’algorithme sait tout, détecte tout, anticipe tout.

Il donne la possibilité de définir une cible et de la toucher avec la précision chirurgicale du laser. C’est un Big Brother puissance 1000.

En gros, Facebook permet des frappes encore plus chirurgicales qu’en Irak (cela dit, y’a pas de mal à faire mieux).

En route vers la cryptomonnaie Facebook

Présent à tel point dans la vie privée au quotidien, puis devenu plateforme de marché presqu’incontournable, il était presque prévisible de voir l’outil évoluer vers sa propre monnaie.

Ce sera le cas en 2020. Avec Libra, la cryptomonnaie  Facebook.

Mais pour quoi faire ?

Pour renforcer son emprise de manière universelle évidemment. Et pour faire du cash et devenir le réseaux incontournable pour les échanges sur le Web.

Vers la première monnaie mondiale ?

La démarche de Facebook donne le coup d’envoi à d’autres cryptomonnaies, comme celle d’un Amazon, ou d’un Google.

Là où le phénomène peut être alarmant c’est que ces monnaies ne sont plus « battues » par des états mais par des entreprises privées qui d’ailleurs, si universelles qu’elles soient, se place désormais pour certaines au-dessus des états traditionnels.

Avec ce type de nouvelle monnaie, qu’on peut dire « unique », c’est vers une forme de gouvernance mondiale des Gafa que nous tendons. Qui ira vers une disparition ou une dévalorisation certaines des monnaies et des puissances nationales.

Pas sûr que les membres de la réserve fédérale aient envie de voir le dollar se déprécier et être concurrencé par le Facebook Coin…

Pourquoi la cryptomonnaie Facebook marchera

Malgré ces réserves et ces craintes, tout porte à croire que le Facebook Coin qu’on appelle Libra, va fonctionner.

En tout cas mieux que le Bitcoin.

Tout d’abord parce que la cryptomonnaie Facebook est tangible. C’est un actif tangible dans le sens où il s’appuie sur une entreprise non virtuelle, et non plus sur une association ou l’idée géniale d’un féru d’informatique.

Contrairement au Bitcoin, limité dans sa portée par un plafond numéraire de bitcoins mis en circulation virtuelle, le Facebook Coin n’a pas de limite. Facebook peut faire circuler autant de bitcoin qu’il le veut, il s’arroge les prérogatives d’un état.

Et à l’instar de la réserve fédérale qui joue avec la planche à billet, il peut jouer sur la portée de sa circulation.

Et surtout Facebook s’appuie sur sa communauté pour faire circuler sa monnaie. Plus de 2 milliards d’inscrits, et la cryptomonnaie est directement lancée sur les rails en à peine 24 heures. C’est ce qu’on verra en 2020.

Enfin, Facebook, ne la joue pas solo. En s’associant avec d’autres big du data, il pérénise ainsi l’avenir de cette monnaie.

Les partenariats déjà mis en place sont en effet prometeurs : Paypal, Uber, Booking.com, Ebay, Spotify. Et pour nous il y aura Free qui atout compris.

Avec une telle force de frappe, le succès est assuré. D’autant plus que cette monnaie sera assise sur des monnaies tangibles, en tout cas, dans un premier temps, histoire de ne pas planter le projet. Mais qui dit que Libra ne rendra pas toutes les monnaies traditionnelles obsolètes par la suite ?

1984 mais en pire ?

Si ce projet réussi, la capacité des états à battre et diffuser eux-même leur propre monnaie sera dévaluée, jusqu’à en devenir insignifiante. Elle n’aura plus lieu d’être, même. Facebook sera une banque centrale. Et peut-être votre banque ?

Reste une donnée que Facebook ne maîtrise pas encore : la confiance et la lassitude. Le sentiment de résilience non plus.

Les gens n’en ont-ils pas assez de voir l’outil phagocyter ainsi leur vie quotidienne, et collecter plus de données que n’importe quelle administration du pire état totalitaire ?

Pas sûr. À moins qu’il ne soit trop tard et que par facilité les cerveaux soient déjà tous en mode lobotomie, pour assurer le bien être de l’économie de marché mondialisée.

Fermer le menu